Quelle utilisation des données collectées ?

Jérôme CHEMIN, secrétaire national CFDT Cadres, responsable formation finance Accenture - entreprise de consulting assurant un grand nombre de formations en ligne –, contributeur du rapport Mettling, développe ce point :

Il note la position schizophrénique des consommateurs-salariés-citoyens qui craignent que les données collectées pouvent servir à les licencier : celles qui montrent qu’on est pisté sur le web et celles qui permettent de ne pas avoir à ressaisir sans arrêt la même chose sur différents sites (outil de saisie automatique des formulaires intégré dans nombre de navigateurs).
De plus, les dossiers du personnel comprenant les entretiens annuels sont de plus en plus numérisés
La loi autorise à ce que tout ce qui est fait avec un outil professionnel soit tracé par l’entreprise.
Il propose de mettre en place une commission paritaire qui dirait ce qu’on a droit de faire avec les données, et cite en exemple Accenture : suivant son grade, il faut se former entre 4 à 6 fois par an.
Si le salarié ne se forme pas, il est mal noté et n'a donc pas droit à une augmentation.
Ces données ne sont pas encore utilisées en RH et Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC).

Selon lui, une charte éthique n’est pas suffisamment  protectrice ; il faut communiquer sur les données collectées et donner une vision sur ce qui est collecté ou pas.